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RDC : Joseph Kabila dénonce une décision américaine « politiquement motivée »

📅 01 May 2026 ✍️ jonasndunda1@gmail.com 🏷️ Catégorie : Politique
RDC : Joseph Kabila dénonce une décision américaine « politiquement motivée »

L ’ancien président de la République démocratique du Congo a réagi avec virulence, par la voix de son cabinet, aux sanctions récemment annoncées par Washington. Entre défense de son bilan et accusations de dérive dictatoriale contre le pouvoir en place à Kinshasa, l’ex-chef d’État choisit la contre-offensive.

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C’est un communiqué au ton solennel, marqué du sceau de la « Présidence honoraire », qui est venu rompre le silence de Joseph Kabila Kabange. L’ancien homme fort de Kinshasa (2001-2019) exprime son « étonnement » face à une décision du gouvernement américain le visant directement. Qualifiant ces mesures d’« injustifiées » et de « politiquement motivées », le camp Kabila dénonce des accusations dépourvues, selon lui, de toute preuve irréfutable.

​Un plaidoyer pour le bilan de l'alternance

​Pour l’entourage de l’ancien président, cette offensive diplomatique américaine occulte les années de transition qu’il a dirigées. Le communiqué rappelle avec insistance l’action de Joseph Kabila pour la « réunification du territoire » et la « stabilisation de la région des Grands Lacs ». Un argumentaire qui s'appuie sur un fait historique majeur : la passation de pouvoir de 2019, présentée comme la première transition « pacifique et civilisée » au sommet de l’État congolais.

​Une critique acerbe du pouvoir actuel

​Au-delà de la simple défense personnelle, Joseph Kabila déplace le curseur vers le terrain de la politique intérieure. Le communiqué suggère que la diplomatie américaine se ferait l'écho involontaire d'un récit dicté par l'actuel pouvoir de Kinshasa.

​Le texte ne mâche pas ses mots, évoquant un risque de cautionner « l'écrasement de toute voix qui s'élève contre la corruption » et une dérive où « un clan se substitue à l'État ». En invoquant l’article 64 de la Constitution — qui impose aux citoyens le devoir de faire échec à tout pouvoir s'exerçant en violation de la loi fondamentale — l’ancien président se pose désormais en rempart de la démocratie face à ce qu’il qualifie de « dictature ».

​La bataille judiciaire en ligne de mire

​L’heure n’est toutefois pas qu’à la rhétorique politique. Joseph Kabila annonce se réserver le droit d’instruire ses conseils pour « activer les voies légales appropriées ». L'objectif est double : contester la validité des sanctions américaines et exiger la communication des éléments factuels ayant fondé cette désignation.

​Alors que l'Est de la RDC demeure en proie à une instabilité chronique, l’ex-président appelle à une solution politique « inclusive », rappelant que la crise congolaise ne peut se résoudre par la seule approche sécuritaire, mais nécessite une remise à plat de la gouvernance politique et économique du pays.

​Entre Washington et la ferme de Kingakati, le bras de fer ne fait que commencer.

Rédaction || MC

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